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Jeu, Fév

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La planification budgétaire mensuelle

Gérer son argent n’est jamais une chose facile.

Qu’il s’agisse d’un achat, d’un service comme une consultation chez un médecin ou encore des frais d’énergie ou de transport, il faut pouvoir payer le bien ou le service que l’on souhaite.

Pour éviter la désagréable surprise de ne plus disposer d’argent pour payer des factures, il est conseillé de planifier sa situation financière pour une période déterminée, le plus souvent pour un mois.

Le budget mensuel est une planification des revenus et des dépenses pour une période de 4 à 5 semaines. Parmi les dépenses, certaines sont déjà calculées sur une base mensuelle (exemple, le loyer, le téléphone…), d’autres sont facturées par trimestre (l’énergie chez certains distributeurs), par semestre ou même par an (les impôts, certaines taxes). Il est dès lors intéressant d’ajouter ces dernières dépenses au budget mensuel en répartissant une dépense trimestrielle, semestrielle ou annuelle sur chacun des 12 mois de l’année. Dans cet exercice de prévision, il est conseillé de prévoir un poste pour les dépenses inattendues (exemple, remplacement d’un verre de lunette cassé, remplacement d’un appareil électroménager, réparation dans le logement…).

Quant aux rentrées financières, il importe également de noter chaque revenu mensuel et de répartir sur les 12 mois de l’année les diverses rentrées annuelles (exemple, le pécule de vacances et la prime de fin d’année pour les travailleurs salariés).

Une fois ce budget mensuel réalisé, il est possible:
  • de s’organiser et de prévoir au maximum l’arrivée des factures;
  • de vérifier si les dépenses souhaitées restent possibles au vu des entrées prévues.

C’est ici que la détermination des besoins fondamentaux et, dès lors, des frais prioritaires prend toute son importance. En matière de dépenses, les besoins et les envies sont le plus souvent plus importants que les moyens financiers. Il faut donc faire des choix et décider quels besoins sont prioritaires par rapport aux autres.

Parmi les besoins, certains sont fondamentaux – se loger, se vêtir, se nourrir, se soigner… – d’autres le sont moins.

En outre, il est possible de répondre aux besoins fondamentaux en choisissant les ressources financières qui vont être mobilisées. Ainsi, le besoin de contacts sociaux se traduit par l’utilisation d’un téléphone portable: on trouve une grande variété de modèles de téléphones et de formules tarifaires chez les divers opérateurs (voir fiche 7 le téléphone). Il est donc possible de choisir le montant qui va être consacré à cette dépense. De même, il peut aussi être possible de choisir le moment où la dépense va être réalisée: on peut ainsi décider de procéder à tel achat au cours d’un mois précis, de l’étaler sur deux mois par exemple ou encore d’y renoncer si les moyens financiers font défaut.

À consulter avant d’établir le budget mensuel: le site de l’Observatoire du Crédit et de l'endettement

Mode de règlement des factures

Une facture peut être payée de différentes manières. Indépendamment du paiement en espèces ou via une carte bancaire, les factures peuvent être payées par virement bancaire, par domiciliation ou par ordre permanent et même par carte de crédit (voir fiche "La banque").

Attention Attention; ces divers modes de paiement ont tous des répercussions sur le solde du compte à vue (voir fiche "La banque"). Il importe dès lors de surveiller régulièrement l’évolution de son compte à vue pour éviter que son solde soit en négatif. Un solde en négatif signifie que la personne devra rendre à sa banque non seulement le montant qu’elle lui a prêté mais également les intérêts de ce prêttip.

Le recours à l’emprunt pour financer une dépense exceptionnelle tip

Qu’il s’agisse d’un achat, de travaux ou encore d’un loisir, il faut réfléchir à la façon de financer une telle dépense.

Deux possibilités se présentent:

  • soit épargner jusqu’au moment où on obtient la somme nécessaire;
  • soit financer immédiatement l’opération grâce à un crédit. Mais recourir au crédit doit être un acte réfléchi, tant il peut être lourd de conséquences: il faut être sûr, avant de s’engager, de pouvoir faire face à des remboursements qui souvent durent plusieurs années.

Avant de s’engager dans une démarche d’emprunt, il faut se poser les questions suivantes: le bien dont l’achat est envisagé est-il vraiment indispensable? Les travaux projetés ne peuvent-ils pas attendre? Le loisir imaginé est-il bien raisonnable?...

Ensuite, il faut étudier sa capacité financière, ce qui ramène à l’établissement du budget mensuel (voir "La planification budgétaire mensuelle").

  • Si le montant des recettes est inférieur aux dépenses, des difficultés financières se posent. Par conséquent, il est conseillé de renoncer dans l’immédiat à tout emprunt et de régler au plus vite les retards de paiements, en essayant de réduire les dépenses courantes.
  • Si les recettes et dépenses sont équivalentes, il serait préférable de retarder le recours à l’emprunt, donc il vaudrait mieux renoncer à l’achat envisagé.
  • Enfin, si les recettes sont supérieures aux dépenses, une certaine capacité de remboursement existe, il est donc possible de recourir à un emprunt. Toutefois, il importe de veiller à ce que les remboursements du crédit ne mobilisent pas la totalité de la marge financière mensuelle disponible. En effet, l’idéal est de toujours conserver une marge de sécurité pour faire face aux imprévus.

Remarque Remarque; si les remboursements de l’emprunt excèdent de plus de 30 % les revenus (calculés après impôts et prélèvements sociaux), il est préférable de ne pas s’engager dans une opération à crédit. En effet, avoir des crédit(s) excessif(s) mène(nt) vite à l’endettement ou au surendettement.

Piece de 2€ fractionnée

L'endettement

Il n’est pas toujours facile de distinguer l’endettement du surendettement.

Certains problèmes financiers peuvent sembler très lourds, mais une solution adaptée – par exemple: négocier, avec un avocat, le rééchelonnement d’un gros crédit – peut parfois permettre d’éviter une procédure plus complexe.

Quelques conseils en cas de difficultés à rembourser un emprunt:

  • demander au créancier de diminuer le montant mensuel qui doit lui être remboursé. Il s’agit d’une sorte d’étalement de paiement. Une telle demande, dont les motifs doivent être précisés, est adressée au créancier par lettre recommandéetip (voir fiche "La poste");
  • si la proposition de diminuer le montant de la mensualité est refusée par le créancier, il est possible de s’adresser au juge de paix pour lui demander d’autoriser des facilités de paiement.

Il est conseillé de ne jamais laisser arriver les factures et rappels de paiement sans réagir car des intérêts de retard s’ajoutent à la dette de la personne qui ne rembourse pas son créancier (= celui à qui elle doit quelque chose).

Une personne qui est confrontée à un nombre important de créanciers peut faire appel à un médiateur de dettes.

La médiation de dettes permet de réaménager les modalités de paiement de la dette qui découle totalement ou partiellement d’un ou de plusieurs contrats de crédit. Le médiateur prend en compte l’ensemble de la situation et écrit aux divers créanciers mais également par exemple, aux fournisseurs d’électricité ou d’eau si la personne a des arriérés envers eux, afin de mettre sur pied un plan de remboursement réaliste.

La médiation ne peut être pratiquée que par:
  • un avocat, un notaire, un huissier de justice;
  • un CPAS ou une institution privée agréée.

Cette procédure à l’amiable a cependant ses limites: dans la mesure où aucun juge ne la supervise, le médiateur de dettes ne peut pas contraindre les créanciers à accepter ses propositions de remboursement. La négociation devient de plus en plus difficile à mesure que le nombre de créanciers ou l’importance de l’endettement augmente.

Pour trouver un médiateur de dette dans chacune des 10 provinces belges, consulter le site de l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement

Le surendettement tip

En cas de surendettement, la personne se trouve dans l’incapacité durable et structurelle de faire face à ses obligations financières.

La loi a créé le mécanisme du règlement collectif de dettes qui a pour objet de rétablir la situation financière du débiteur, en lui permettant notamment, dans la mesure du possible, de payer ses dettes et en lui garantissant simultanément ainsi qu’à sa famille, de pouvoir mener une vie conforme à la dignité humaine. L’objectif de dignité humaine prévaut donc sur l’apurement des dettes.

Le règlement collectif de dettes s’adresse à toute personne physique non commerçante, qui vit en Belgique. Une condition est imposée à la personne surendettée: elle ne peut pas avoir organisé de fraude de manière à se rendre volontairement insolvable.

Toutes les dettes sont prises en considération: qu’il s’agisse d’un simple emprunt, d’arriérés d’électricité ou d’une pension alimentaire, etc. Un ou plusieurs créanciers peuvent également être situés à l’étranger.

Concrètement, le médiateur désigné par le tribunal du travail reçoit directement les revenus de la personne surendettée: il lui rétrocède le montant nécessaire à ses dépenses courantes et il négocie avec les créanciers pour tenter de mettre sur pied un plan de remboursement. Le plan de remboursement est établi avec l’accord de tous, le cas échéant il est imposé par le juge. Dans tous les cas, le médiateur en assure le contrôle et le suivi.

La procédure en règlement collectif de dettes est une procédure gratuite, elle relève de la compétence du tribunal du travail. Pour bénéficier de cette procédure, il faut introduire une requête au greffe du tribunal du travail.

Pour plus d’informations:

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