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Sam, Nov

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Pour préparer et affiner la recherche d’une activité professionnelle, il importe de réaliser un bilan des compétences professionnelles: diplômes obtenus, expérience antérieure. C’est le savoir-faire.

À ces compétences professionnelles s’ajoutent aussi les compétences humaines: qualités et points forts du caractère personnel (exemple: la capacité de travailler en équipe, la ponctualité, la facilité de prendre la parole en public...). C’est le savoir être.

La personne d’origine étrangère a également intérêt à évaluer son degré de connaissance d’une langue de la Belgique au moins: français, néerlandais ou allemand (voir "Les communautés"). La connaissance d’une deuxième langue constitue un atout important, spécialement dans des grandes villes multiculturelles comme Bruxelles, Anvers, Liège…

Les indicateurs de compétences professionnelles

Les compétences professionnelles peuvent être prouvées par un diplôme obtenu et/ou par une expérience professionnelle.

En Belgique, la preuve orale ne suffit pas: il faut des écrits.

Le diplôme est la preuve écrite d’études terminées et réussies. C’est un document officiel daté et revêtu des cachets de l’administration compétente pour l’enseignement concerné.

Les étrangers qui produisent des diplômes relatifs à des études suivies à l’étranger doivent vérifier au préalable si ces diplômes peuvent bénéficier de la procédure d’équivalence. Cette procédure détermine la valeur des études suivies à l’étranger pour attester que telle étude étrangère équivaut (est comparable) à tel diplôme précis délivré en Belgique.

Cette procédure est relativement complexe: voir "Les équivalences de diplômes" .

Il est dès lors utile que les personnes se rendent au service "équivalence" adéquat (secondaire ou supérieur) de la Fédération Wallonie-Bruxellestip ou de la Communauté flamande.

L’expérience professionnelle et la validation des compétences

Beaucoup de personnes ont appris un métier petit à petit, "sur le tas", en travaillant avec un parent, à travers un loisir, une activité bénévole, etc...

C’est à ces personnes - qui possèdent des compétences mais pas de titre officiel - que s’adresse le dispositif de validation des compétences, en leur permettant de faire reconnaître leurs compétences de façon officielle.

Les métiers sont divisés en unités de compétences pour chacune desquelles on peut obtenir un Titre de compétence moyennant la réussite d’une épreuve. Par exemple, le métier de maçon a été divisé en 5 unités de compétences - donc en 5 Titres de compétences - pour chacun desquels peut être organisée une épreuve. Ces épreuves ont lieu dans des centres de validation répartis dans toute la partie francophone de la Belgique.

Lorsqu’une personne réussit une épreuve de validation, elle reçoit un Titre de compétence qui atteste de sa maîtrise d’une partie d’un métier. Ce Titre de compétence est un document légal, reconnu par les trois gouvernements de la Belgique francophone (la Région Wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission Communautaire Francophone de la Région de Bruxelles-Capitale). Cependant, ce Titre de compétences ne crée pas d’effets de droit comme le certificat scolaire, parce qu’il peut être délivré par des opérateurs autres que ceux de l’enseignement.

Ce dispositif est totalement gratuit.

Pour plus d’informations:

La validation des compétences en Fédération Wallonie-Bruxelles

icon website cvdc.be

 

A Bruxelles

Bruxelles Formation Carrefour 

icon website bruxellesformation.be

icon phone+32 (0)800/555.66

 

Enseignement de promotion sociale

icon website mescompetences.be - enseignement promotion sociale (eps)

icon phone+32 (0)2/690.87.24

 

En Wallonie

Le FOREM

icon website Carrefour Emploi Formation Orientation

icon phone+32 (0)800/939.47

 

En Flandre

icon website ervaringsbewijs.be

 

Le portefeuille de compétences

Se connaître pour se faire reconnaître: voilà le credo du portefeuille de compétences. Cet outil permet de préparer solidement la mise sur pied d’un projet personnel.

Qu’est-ce qu’un portefeuille de compétences?

Le portefeuille de compétences – également appelé portfolio – est à la fois un document (dossier papier de plusieurs pages), une démarche (lister les compétences) et un outil (à utiliser dans la recherche d’emploi ou des projets de carrière). Il recense l’intégralité des savoirs de la personne, savoir-faire et savoir-être, et en apporte la preuve en vue de les faire reconnaître dans les différentes étapes de son parcours professionnel. C’est donc bien plus qu’un CV. Imaginé par les psychologues canadiens, il est généralement mobilisé dans le cadre d’un bilan de compétences.

Quelles en sont les étapes?

Le portefeuille de compétences se déroule en 4 grandes étapes.

Inventorier ses savoirs, savoir-faire et savoir-être

Pour ce faire, différents biais sont possibles:

Lister les expériences professionnelles et personnelles positives (emplois, stages, organisations ponctuelles, activités extra-scolaires, volontariat, mouvement de jeunesse...).

Pour chacun de celles-ci, déterminer quels ont été les savoirs mobilisés (connaissances théoriques nécessaires), quelles ont été les actions qui ont été menées, quelles sont les qualités personnelles qui ont été mobilisées à cette occasion, quels ont été les motivations, les objectifs poursuivis et qu'est-ce que l’on en retire?

Les compétences acquises dans sa vie sociale et personnelle peuvent être également utilisées pour compléter celles acquises dans la vie professionnelle.

Exemple: Le poste ciblé nécessite une compétence d’organisation et d’animation de réunion. Or, on n’a jamais organisé et animé de réunions dans sa vie professionnelle. Par contre, on l’a fait dans le cadre d’une association dont on est un membre actif. Il est utile, dans ce cas, de faire référence à son expérience extra professionnelle.

Exemple: Il est possible qu’à une période de la vie, on ait aidé, vendu, fait le ménage ou la cuisine, construit, gardé des enfants, etc... et cela sans contrat de travail ni rémunération parce que c’était pour des amis ou pour la famille. Il s’agit alors de se poser les questions suivantes: est-ce que cela a été une expérience de travail? A-t-elle permis de démontrer des compétences? Est-ce que les gens qui ont confié ces tâches ont été satisfaits du travail accompli? Si c’est le cas, il est utile de les faire valoir en tant qu’expérience professionnelle.

Imaginer qu’on laisse dès demain son poste à un remplaçant. Lui décrire chaque étape de son activité, à la minute près, pour qu’il puisse le faire à son tour (par exemple: « je prends connaissance de tel problème que je traite de telle façon. Pour cela, je mobilise telle procédure, et je fais appel à mes connaissances en tel domaine, etc. «).

Regrouper ses compétences par catégories

Différents modes de classement peuvent exister:

  • Le type d’action: Agir, décider, organiser, communiquer, créer, vendre, argumenter, accueillir, accomplir, etc.
  • Le domaine de compétences: compétences bureautiques, commerciales, techniques, en Ressources Humaines, communication, marketing, logistiques, informatiques, vente, aide aux personnes etc.

Lister en dessous de chaque titre, les compétences qui correspondent.

Exemple: pour les compétences administratives: accueil physique et téléphonique, filtrage et transmission des appels, gestion du courrier, gestion de dossiers et classement, rédaction de documents, notes internes et comptes rendus, etc.

Exemple: pour les compétences techniques: détecter des pannes, réparer, faire l’entretien d’appareils...

Exemple: pour les compétences en matière d’aide aux personnes: faire l’entretien d’une maison, faire l’entretien de jardins, repasser, préparer des repas chauds etc.

Évaluer le niveau de maîtrise de chaque grand domaine de compétences

Lors de cette étape, analyser ses réussites et ses échecs.

Joindre toutes les preuves qui attestent de ce niveau de compétences

Mémoire, diplômes, recommandations, résultats chiffrés, etc.

Il faut mobiliser ici tout ce qui vient de la parole d’un autre, car la compétence a ceci de particulier qu’on ne peut pas se l’attribuer seul. Elle est nécessairement décrétée par un tiers.

Exemple: Expérience de "x" années dans telle entreprise

En cas de travail à l’étranger pour une entreprise qui n’a pas de nom, il peut être utile, cependant, de lui en donner un (cela reste une référence).

Exemple: Si une personne a travaillé sur chantier comme aide-maçon avec Boubacar Sefi à Dakar, elle pourrait présenter cette expérience comme suit:

1999-2006

SEFI BATI (Entreprise de construction) à Dakar

Fonction: Aide-maçon + les tâches (préparation du ciment etc...)

En bref

  • Les savoirs: parcours de formation (diplômes, connaissances acquises par soi-même...)
  • Les savoir-faire: "je suis capable de" + verbe d’action
    Le savoir faire est la connaissance des moyens qui permettent l’accomplissement d’une tâche. C’est ce que l’on sait faire, ses compétences.
  • Les savoir-être: c’est le mode de fonctionnement, la façon d’être, les manières d’agir et de réagir, les qualités (au regard du poste à pourvoir): leadership, animation d’équipe, capacité à gérer des situations de stress, rédaction de compte-rendus, rigueur et organisation, sens de l’analyse et esprit de synthèse, négociation...
    Exemple: Pour un poste de secrétaire:
    • son savoir est son diplôme de secrétariat,
    • son savoir-faire, ce sont ses compétences administratives, comme la gestion de dossiers, des appels, des agendas, etc.
    • son savoir-être, c’est l’organisation, la patience, la rigueur, etc.

Les services d’aide à l’établissement du bilan de compétences

fotolia_4288681_Subscription_XL.jpgLe placement des travailleurs est une compétence des Régions (voir "Organisation de l'état"). Les Régions ont chacune un service public chargé d’accueillir et d’orienter les personnes qui désirent établir un bilan de leurs compétences. Ces services publics ont également établi des partenariats avec divers opérateurs privés pour permettre de multiplier et diversifier l’offre d’aide.

Le bilan de compétences vise la construction d’un projet professionnel; c’est une démarche pour l’orientation des adultes tout au long de la vie et non une recherche d’emploi directe. Le bilan de compétences ne mène pas directement à l’emploi.

Un bilan de compétences est une analyse et une évaluation approfondie des capacités, aptitudes et motivations professionnelles et sociales. Il s'effectue généralement en plusieurs étapes, auprès d'un organisme spécialisé dans ce type d'activité. L'objectif du bilan de compétences est de (re)dessiner un projet socioprofessionnel qui tient compte des compétences acquises, des intérêts et des attentes de la personne, ainsi que des contraintes du marché de l'emploi. Divers organismes proposent des bilans de compétences, tantôt gratuits, tantôt payants. Il est important d’y être vigilant car les prix peuvent parfois être assez élevés.

Contenu d’un bilan de compétences et tests qu’on peut effectuer soi-même en ligne

 

En Région wallonne:

Pour atteindre les objectifs de mise à l’emploi des publics qui en sont éloignés, le Forem coordonne et soutient financièrement l’action des acteurs et opérateurs de formation/insertion.

Cette coordination est formalisée par le Dispositif intégré d’insertion socioprofessionnelle (DIISP).

Les opérateurs de formation les plus outillés pour aider à établir un bilan de compétences sont:

  • les organismes d’insertion socioprofessionnelle (OISP)tip et les entreprises de formation par le travail (EFT)
  • les Centres publics d’action sociale (CPAS) pour les personnes qui émargent à l’aide sociale sur leur territoire de compétence (voir « Les communes » ).

Pour plus d’informations: leforem.be

En Région bruxelloise:

Les conseillers d’ACTIRIS accompagnent les personnes en recherche d’insertion professionnelle afin de leur donner les moyens de mieux définir et réaliser leur projet professionnel.

Pour plus d’informations: actiris.be

Pour les Bruxellois francophones, l’action d’ACTIRIS est complétée par celle de Bruxelles-Formation, organisme officiel qui a noué des partenariats avec:

  • des organismes d’insertion socio-professionnelle (OISP)tip  parmi lesquels on compte des Missions localestip;
  • l’enseignement de promotion sociale (voir "Annuaire des écoles de promotion sociale");
  • des asbl spécialisées dans la formation pour les personnes handicapées.

 

Organismes qui proposent des bilans de compétences

Bruxelles Formation Carrefour

icon map-makerBvd Bisschoffscheim, 22-25 - 1000 Bruxelles

icon phone+32 (0)800/555.66 (pour connaître les offres de formations)

icon fax +32 (0)2/371.73.00

icon website bruxellesformation.be

 

Laboratoire d'Ergologie

icon map-makerBoulevard du Triomphe, 39 - 1160 Bruxelles

icon phone+32 (0)2/648.75.59

icon website ergologie.org

 

CFIP

icon map-makerAvenue de Gribaumont, 153 - 1200 Bruxelles

icon phone+32 (0)2/770.50.48

icon envelope Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

icon website cfip.be

 

Pour les Bruxellois néerlandophones, l’action d’ACTIRIS est complétée par celle du VDAB.

Pour plus d’informations: vdab.be

 

En Région flamande

Pour plus d’informations: vdab.be

 

En Communauté germanophone

Pour plus d’informations: adg.be

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